LA PLANQUE - Film primé au Festival "Cinéma Tous Ecrans" 2008 de Genève
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Alakis' Films

 

 

   ALAKIS’ : UN MOUVEMENT POPULAIRE DE BANLIEUE.

Un Mouvement ?

Oui, parce qu’il s’exprime dans l’action, l’initiative et le travail proposant au travers de ses créations artistiques un regard différent, loin des stéréotypes de la culture de banlieue.

Populaire ? 

Oui, parce que son histoire se raconte, se transmet, se chante, se danse, se joue, se vêt depuis plusieurs générations dans le prolétariat des zones urbaines.

Banlieue ?

Oui, parce qu’il surgit des pavés d’hier et s’épanouie sur le macadam d’aujourd’hui dans ces banlieues qui parquaient autrefois les prolos et que rejoindront ensuite des cohortes d’immigrés durant des décennies.Drôle de mélange, drôle de bouillon dont on extrait une décoction révélant tous les principes actifs d’une vraie culture « franco-métissée » dont les codes culturels constituent un solide tronc commun à toutes les banlieues de France.

 

  ALAKIS’ ! A l'ancienne !

Une expression populaire qui fait aussi référence au fameux « KISS-CLUB » de Strasbourg-Saint-Denis, lieu de rencontre durant les années 1970-1980 de la « vieille » génération, celle des anciens, des grands frères.                                                              On venait y écouter de la Soul, de la Funk, du Disco, ce qu’on appelle aujourd’hui de la « sauce de voleurs ». On y traitait des « affaires », on y réglait ses comptes. Un « Balajo » moderne où les «Manda» arborant mocassins Balligio et main de Fatma débarquaient en BMW et où les « Casque d’or » étaient toutes un peu les fiancées de « Tony Montana ».

C’est là que s’est opérée l’alchimie entre hier et aujourd’hui. Là, est la souche qui enfante le mouvement.

Les « Griots » d’Alakis’ transmettent aux plus jeunes qui transmettront à leur tour un patrimoine culturel populaire et urbain, un héritage unique acquis sur les bancs de l’école de la « Rue publique ».

 

  ALAKIS’ ! ou les couloirs invisibles 

Il existerait donc en France un pan entier de notre société qui a poussé dans le béton et qui a aussi une histoire ? Ils auraient donc un patrimoine ? des référents ? un folklore ? un langage ? une musique ? des coutumes ?          Aux portes du « château de la Culture organisée », ce peuple existe bien, évoluant et surtout créant dans des couloirs invisibles. Des couloirs inconnus de ces faiseurs de pluie et de beau temps culturels et autres vendeurs « de temps de cerveau disponible » à des boissons gazeuses.Les différences culturelles ne sont pas punies dès lors qu’elles s’affichent clairement et l’identité communautaire est aujourd’hui acceptée et même financée.

Ce qui rend l’approche d’ALAKIS’ à la fois complexe, surprenante et déroutante parfois, c’est que loin du communautarisme, ce Mouvement est profondément ancré dans le patrimoine, les coutumes et le folklore français.

Souffrant d’une véritable invisibilité cinématographique, théâtrale et plus généralement artistique, les membres d’ALAKIS’, sous l’impulsion de Jalil Naciri, se sont organisés et ont pris leur avenir culturel en main. Portes qui se ferment, refus systématiques et censure politico-économique infligés, malgré de vrais gros succès populaires ne fût-ce qu’au théâtre avec « Les Lascars du Showbizz » ou encore « Bleu à Lame », les contraignent à une solution alternative à la production et à la diffusion.

 

                                           ALAKIS’ FILMS : L'alternative

Les créations cinématographiques, théâtrales et événementielles issues d’ALAKIS’ sont rarement conformistes et s’inscrivent dans le développement logique des actions menées au sein même du mouvement.

- Les outils qui permettent de produire autrement existent.

A l’ère de la technologie numérique tout devient possible. Tourner des films avec une caméra numérique (ex : Red One) et les post-produire sur des stations de travail virtuel (ex : final Cut) n’implique plus aujourd’hui les contraintes financières et techniques qu’impose le cinéma plus « conventionnel ».

- Les mutations industrielles ont permis de développer des solutions alternatives à la diffusion.

Il est possible aujourd’hui de contourner les circuits classiques.Sortir du marché tenu de façon hégémonique par un petit nombre et convoité avec voracité par un grand nombre est une démarche risquée mais loin d’être impossible.

En effet, Internet, le câble, le numérique terrestre, le satellite, le DVD, la VOD et pour quoi pas la carte à puce, ouvrent sur d’infinis potentiels et représentent un autre moyen de capter un public en demande.

Il est cependant indispensable de toujours rester en alerte dès lors qu’on s’avance sur le terrain de l’alternative dans le domaine sensible de la culture. La position adoptée est alors celle du combattant engagé qui s’expose à la plus sévère réplique de la part de ceux qui s’estiment être seuls et uniques propriétaires de ce territoire qu’est l’esprit du public. A fortiori si les objectifs d’exploitation de ce territoire sont opposés aux leurs ou tout simplement différents.

L’objectif des créations et des productions d’ALAKIS’ et plus généralement du Mouvement qui en a la paternité consiste à divertir, développer l’esprit critique, préserver un patrimoine fort et des coutumes partagées par des générations, à travers la diffusion de l’image et du son.

Cette histoire, elle se raconte chaque jour dans le 93 (allez ! dans le "neuf-trois"), mais aussi partout où  « A l’ancienne » signifie quelque chose et soyez-en certains, ça en fait du monde !

  

BLEU A LAME 

LE SHTAR 

LES LASCARS DU SHOWBIZZ

LES RAGEUX

LA PLANQUE 

L'EQUIPEE CRIMINELLE

L'HEURE C'EST "LEURS" 

SOARES 

 

 

 

 
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